lundi, septembre 10, 2007

Glowing Edo



(Clavier japonais, pas d'accents !)

Ah Tokyo. Je ne pourrais jamais dire si j'aime ou hais cette ville. En tout cas, la soiree d'hier etait sympathique.

Promenade a Ginza avec Mattis, il m'a montre le cafe ou il travaille (tres classe), et on y a mange presque a l'oeil - sans se priver ! Puis, tournee des bars. Un, deux, trois bars et il arrive a me convaincre de passer la nuit dehors, aide par l'alcool qui me donne des envies de fete.

Nous sommes donc alles en boite de nuit a Shibuya. Pas de problemes pour rentrer, meme a deux gars. A vrai dire les vigiles/racolleurs nous y ont meme un peu forces, dur d'etre des stars.

A l'interieur, des clones. Tout un tas de japonais et japonaises fashion-victim jusqu'a l'extreme. Tous ont la meme coupe de cheveux, le meme genre de fringues... Un peu affligeant ! On pourrait dire que c'est aussi le cas dans les boites parisiennes, mais j'ai trouve ca nettement plus flagrant ici.

Ensuite, j'avais faim, donc on a mange des sushis et des onigiri de la superette d'a cote, et nous sommes alles dormir dans un manga-cyber-cafe. Sur le chemin, on nous a comme d'habitude propose les services de hum... courtisanes. Le point amusant est que les racolleurs divisent le prix par deux quand on refuse poliment en japonais.

Je joins egalement la photo d'un chauffeur de taxi que j'ai vu sortir et marcher sur les mains en pleine rue. Ils sont fous ces tokyoites !

vendredi, septembre 07, 2007

Rainbow ride



Une journée bien remplie. essayons d'être synthétique:
Après une nuit à Kyôto, j'ai visité Nara et j'ai vu plein de trucs chouettes.

Non, c'est un peu trop synthétique. Il va être difficile de rentrer dans le détail sans ajouter dix pages à mon blog.
Essayons tout de même.



J'ai fait un petit tour de deux anciennes capitales du Japon - et pas des moindres ! Kyôto, que je connais bien, et Nara, première capitale du Japon au sens strict du terme.
De Kyôto à Nara, il n'y a qu'un pas, dit-on. Le zblob éberlué que je suis a tout de même réussi à se couper du monde dans le train allant de l'une à l'autre ville. Absorbé par ma lecture du best-seller de Paul Coelho, The Alchemist, et par le contrebassiste Renaud-Garcia Fons (à plein volume dans mon casque), j'ai failli aller par deux fois au dépôt des trains. Heureusement, de courageux japonais m'ont secoué et hurlé dessus, seul moyen de me tirer de ma torpeur.

Arrivé à Nara sans encombres grâce à mes gentils réanimateurs, j'ai pu admirer le Tôdai-ji. Il s'agit d'un temple extrêmement connu puisqu'il abrite l'un des plus grands bouddhas du Japon (Le plus grand ?). J'ai fait un don pour la restauration du toît, et il y aura donc une tuile portant mon nom sur celui-ci, ainsi que d'horribles Kanji (caractères sino-japonais) que j'ai essayé de calligraphier. (On ne m'y reprendra plus).





Ensuite, j'ai joué avec les espiègles daims du parc de Nara. Il y a des daims en liberté un peu partout, et croyez-moi, ils ne sont pas farouches. On peut acheter des biscuits pour les engraisser, et se faire immédiatement attaquer par une horde de mammifères gourmands. Un d'eux m'a même filé un coup de sabot dans les côtes pour me signifier qu'un deuxième biscuit ne serait pas de trop. Il paraît que régulièrement, on voit un touriste étranger manger les gâteaux pour daims. Je suis très déçu de n'avoir vu personne de si stupide lors de ma visite.



Finalement, je suis retourné à Kyôto, et j'ai croisé lors de ma promenade le monsieur-aux-chatons à qui j'avais réservé un article l'an dernier. Je lui ai donné quelques pièces, en échange d'un autocollant-photo d'un de ses chats, que j'ai collé ostensiblement à côté de celui qu'il m'avait donné l'an dernier. (Cela m'a valu un franc succès).

Retour à l'hôtel, puis demain, à Tôkyô.

jeudi, septembre 06, 2007

Extase

Quel bonheur eut Kimé le mangeur de kiwis en découvrant cette nouvelle cochonnerie de chez Kit-Kat:



(Parmi d'autres parfums fantaisistes).

On pourrait se poser la question mais non, je ne suis pas payé par Nestlé pour ce message.

mercredi, septembre 05, 2007

Nikkô


Me voilà à Nikkô, haut lieu du tourisme nippon. La ville regorge de temples classés trésors culturels.

Je me demandais, lors de mes promenades dans le Tôhoku, où étaient passés les touristes étrangers. Et bien ils sont là, à Nikkô. Cela me conforte dans l'idée que la majorité des étrangers ne s'éloignent pas à plus de 200km de Tôkyô, et chérissent les sentiers battus.

Par malchance, il pleut des cordes. J'ai bien essayé de faire un petit tour d'horizon mais j'ai baissé les bras face aux trombes d'eau qui s'abattaient sur moi, et je n'ai vu qu'une infime partie du patrimoine culturel de la ville. (A charge de revanche).

J'ai élu domicile dans un hôtel historique répondant au doux nom de Kanaya, vieux de 130 ans et assez haut-de-gamme. Les chambres avec vue sur parking (et jardin) étant dans mes prix, j'ai voulu tenter l'expérience. Malheureusement, je n'ai pas la moindre chemise repassée, et mes chaussures les plus présentables sont pleines de trous. Je sens donc que ma présence ici n'est pas appropriée. J'aurai tout de même apprécié la visite, car les bâtiments de l'hôtel valent le coup d'oeil.

Edit: En me promenant dans les couloirs de l'hôtel, j'ai vu de superbes photos des lieux il y a quelques décennies. Parmi tous les hôtes renommés de la maison, on retiendra Gandhi, dont il reste le coupon de réservation signé !

mardi, septembre 04, 2007

Tsuruga-jô

Vous vous souvenez du château que les tigres blancs ont cru voir brûler ?
J'ai visité aujourd'hui sa reconstruction qui date de 1965. Visite sympathique, et dégustation de matcha (thé vert japonais) dans le pavillon du thé non-loin.

Une vendeuse hier m'a presque forcé à acheter un tee-shirt Byakkutai (tigre blanc). Je trouvais ça un peu ridicule, surtout sur un étranger, mais j'ai eu peur qu'elle me coupe en sashimi si je partais sans l'acheter. Je l'ai mis aujourd'hui et j'ai eu, en fin de compte, un franc succès. Un groupe de vieux messieurs-dames m'a apostrophé, on a discuté un peu, et ils m'ont chanté une chanson traditionelle d'Aizu. J'ai marché 10km ce matin, et on m'a lancé un certain nombre de "Il fait chaud, hein !?" phrase-fourre-tout japonaise. C'est peut-être pas le tee-shirt qui a mis tous ces gens en confiance, mais allez savoir.

J'ai ensuite visité le Aizu-bukeyashiki, ancienne résidence de samourai. 38 pièces, sympa non ?
Mais laissons place aux photos.

Je vous offre un peu plus de photos que d'habitude, par le biais de cet album web:
Aizu-Wakamatsu

Si vous avez des questions à propos de telle ou telle photo, n'hésitez pas.

lundi, septembre 03, 2007

The blind tigers



Un pied posé hors du train, et j'avais compris qu'Aizu-wakamatsu était une ville que j'aurais plaisir à parcourir.


Les nuages se sont inexplicablement retirés dans les dernières minutes de train, pour dégager un magnifique ciel bleu à mon arrivée. Je pose mes bagages dans l'hôtel le plus proche, et me voilà parti pour L'iimori-yama, montagne sacrée. Mais laissez moi vous conter l'histoire des tigres blancs:

Vingt jeunes samourai du clan Aizu aperçoivent, en 1868, de la fumée s'élever de leur château, le Tsugaru-jô. Pour ces tigres blancs, ça ne fait aucun doute: les forces impériales ont pris le château. Ils font alors ce que vous et moi aurions fait à leurs place, ils s'ouvrent le ventre dans les règles du suicide rituel ou seppuku. Seul l'un d'eux survit.

Seulement, manque de chance, ce n'était pas le château lui-même qui brûlait comme un marshmallow mais ses alentours. (Faut pas jouer avec les allumettes !).
Le château et le clan Aizu ne tombèrent que des semaines plus tard.

Un sanctuaire a donc été réservé aux biakkotai 白虎隊(tigres blancs), et leur loyauté aveugle a toujours fasciné les japonais, qui se rendent sur leurs tombes en flux continu. Moins drôle, Mussolini a adoré cette petite histoire, si bien qu'en haut du sanctuaire trône encore une statue qu'il a offert au Japon en commémoration du tragique évènement.

Ces larves ont quand même construit un escalator payant pour monter au sanctuaire...

dimanche, septembre 02, 2007

Fukushima

Je suis maintenant à Fukushima, ville absolument sans-intérêt si l'on en croit le Lonely Planet, qui ne lui a pas réservé une seule page. (Pourtant, on y compte quand même 300.000 habitants, et c'est la capitale de la préfecture du même nom).

Qu'est-ce qu'il fait là alors ? Vous demandez-vous à raison. Et bien je n'en sais rien. Quelque part je ne croyais pas qu'une ville puisse être totalement dénuée d'intérêt. Si c'est bel et bien le cas, j'en profiterai pour laver mon linge et travailler un peu mon japonais. Je me rends demain dans la ville voisine, Aizu-Wakamatsu, bien plus attrayante, d'où je pourrais peut-être visiter un parc naturel immense (Bandai-Asahi).

samedi, septembre 01, 2007

Kimeru

Mon nom de famille, transcrit, plaît aux japonais en général. Ils m'ont d'ailleurs gentiment demandé si ils pouvaient le graver sur leurs futures pièces de 1000 yen.


Mais mon prénom, c'est une autre histoire. Les anglophones m'appellent HN (eïtch aine). Et les japonais, visiblement, éprouvent aussi certaines difficultés...

Le dragon borgne



J'ai visité aujourd'hui le château de Date Masamune. Ou plutôt l'absence de château puisqu'il ne reste absolument rien. Ronald Mc Donald et ses amis en bombardier ont presque détruit l'intégralité de Sendai pendant la guerre. Mais on sent toujours l'esprit du lieu, disent les japonais. Une petite tour (sur la photo) a été reconstruite.

Date Masamune 伊達政宗 (1566-1636) étaient un seigneur féodal puissant, excellent stratège.

Atteint de la petite vérole dans son enfance, il s'est arraché l'oeil, puis a tué son frère pour s'assurer d'être le représentant de la famille malgré son infirmité. Charmant personnage n'est-ce pas ? Il a même, bien plus tard, ordonné à ses soldats de tirer sur ceux d'un général allié "pour les pousser à l'action".

Il n'a jamais pu devenir shogun, mais Hideyoshi, selon la légende, a du envoyer une armée de 100.000 hommes pour le soumettre. Il rejoindra ensuite les Tokugawa pendant la bataille de Sekigahara (1600).

Il a été longtemps le protecteur des chrétiens (peut-être par choix politique), jusqu'à ce qu'il les chasse lui même du pays, contraint par son allégeance envers les Tokugawa...

On le surnomme "le dragon borgne" et son casque à demi-lune asymétrique est très célèbre.

PS: Temps très nuageux pendant ma visite...

Incendie à Sendai



De ma fenêtre, j'entends les sirènes. Je suis donc attiré dehors, et je prends leur chant en filature. Je ne parle malheureusement pas de séduisantes créatures, vous l'aurez compris.

A 200 mètres de mon hôtel, une maison a pris feu il y a une vingtaine de minutes. Les pompiers japonais m'ont semblé extrêmement réactifs et efficaces, et il y a déja une dizaine de camions entre autres voitures de police et ambulances. Je pense qu'il n'y pas de blessés, je ne suis pas resté sur le lieu de l'incendie pour ne pas gêner les autorités. Je saurai demain si l'intervention s'est bien passée, grâce aux médias, que, sur ce coup là, j'ai devancé.

Mon premier scoop, d'une certaine manière.
Les photos sont pas terribles. Je suis pas reporter hein ! Et puis, dans le feu de l'action. (Mauvais jeu de mots - sorry).