lundi, septembre 10, 2007

Glowing Edo



(Clavier japonais, pas d'accents !)

Ah Tokyo. Je ne pourrais jamais dire si j'aime ou hais cette ville. En tout cas, la soiree d'hier etait sympathique.

Promenade a Ginza avec Mattis, il m'a montre le cafe ou il travaille (tres classe), et on y a mange presque a l'oeil - sans se priver ! Puis, tournee des bars. Un, deux, trois bars et il arrive a me convaincre de passer la nuit dehors, aide par l'alcool qui me donne des envies de fete.

Nous sommes donc alles en boite de nuit a Shibuya. Pas de problemes pour rentrer, meme a deux gars. A vrai dire les vigiles/racolleurs nous y ont meme un peu forces, dur d'etre des stars.

A l'interieur, des clones. Tout un tas de japonais et japonaises fashion-victim jusqu'a l'extreme. Tous ont la meme coupe de cheveux, le meme genre de fringues... Un peu affligeant ! On pourrait dire que c'est aussi le cas dans les boites parisiennes, mais j'ai trouve ca nettement plus flagrant ici.

Ensuite, j'avais faim, donc on a mange des sushis et des onigiri de la superette d'a cote, et nous sommes alles dormir dans un manga-cyber-cafe. Sur le chemin, on nous a comme d'habitude propose les services de hum... courtisanes. Le point amusant est que les racolleurs divisent le prix par deux quand on refuse poliment en japonais.

Je joins egalement la photo d'un chauffeur de taxi que j'ai vu sortir et marcher sur les mains en pleine rue. Ils sont fous ces tokyoites !

vendredi, septembre 07, 2007

Rainbow ride



Une journée bien remplie. essayons d'être synthétique:
Après une nuit à Kyôto, j'ai visité Nara et j'ai vu plein de trucs chouettes.

Non, c'est un peu trop synthétique. Il va être difficile de rentrer dans le détail sans ajouter dix pages à mon blog.
Essayons tout de même.



J'ai fait un petit tour de deux anciennes capitales du Japon - et pas des moindres ! Kyôto, que je connais bien, et Nara, première capitale du Japon au sens strict du terme.
De Kyôto à Nara, il n'y a qu'un pas, dit-on. Le zblob éberlué que je suis a tout de même réussi à se couper du monde dans le train allant de l'une à l'autre ville. Absorbé par ma lecture du best-seller de Paul Coelho, The Alchemist, et par le contrebassiste Renaud-Garcia Fons (à plein volume dans mon casque), j'ai failli aller par deux fois au dépôt des trains. Heureusement, de courageux japonais m'ont secoué et hurlé dessus, seul moyen de me tirer de ma torpeur.

Arrivé à Nara sans encombres grâce à mes gentils réanimateurs, j'ai pu admirer le Tôdai-ji. Il s'agit d'un temple extrêmement connu puisqu'il abrite l'un des plus grands bouddhas du Japon (Le plus grand ?). J'ai fait un don pour la restauration du toît, et il y aura donc une tuile portant mon nom sur celui-ci, ainsi que d'horribles Kanji (caractères sino-japonais) que j'ai essayé de calligraphier. (On ne m'y reprendra plus).





Ensuite, j'ai joué avec les espiègles daims du parc de Nara. Il y a des daims en liberté un peu partout, et croyez-moi, ils ne sont pas farouches. On peut acheter des biscuits pour les engraisser, et se faire immédiatement attaquer par une horde de mammifères gourmands. Un d'eux m'a même filé un coup de sabot dans les côtes pour me signifier qu'un deuxième biscuit ne serait pas de trop. Il paraît que régulièrement, on voit un touriste étranger manger les gâteaux pour daims. Je suis très déçu de n'avoir vu personne de si stupide lors de ma visite.



Finalement, je suis retourné à Kyôto, et j'ai croisé lors de ma promenade le monsieur-aux-chatons à qui j'avais réservé un article l'an dernier. Je lui ai donné quelques pièces, en échange d'un autocollant-photo d'un de ses chats, que j'ai collé ostensiblement à côté de celui qu'il m'avait donné l'an dernier. (Cela m'a valu un franc succès).

Retour à l'hôtel, puis demain, à Tôkyô.

jeudi, septembre 06, 2007

Extase

Quel bonheur eut Kimé le mangeur de kiwis en découvrant cette nouvelle cochonnerie de chez Kit-Kat:



(Parmi d'autres parfums fantaisistes).

On pourrait se poser la question mais non, je ne suis pas payé par Nestlé pour ce message.

mercredi, septembre 05, 2007

Nikkô


Me voilà à Nikkô, haut lieu du tourisme nippon. La ville regorge de temples classés trésors culturels.

Je me demandais, lors de mes promenades dans le Tôhoku, où étaient passés les touristes étrangers. Et bien ils sont là, à Nikkô. Cela me conforte dans l'idée que la majorité des étrangers ne s'éloignent pas à plus de 200km de Tôkyô, et chérissent les sentiers battus.

Par malchance, il pleut des cordes. J'ai bien essayé de faire un petit tour d'horizon mais j'ai baissé les bras face aux trombes d'eau qui s'abattaient sur moi, et je n'ai vu qu'une infime partie du patrimoine culturel de la ville. (A charge de revanche).

J'ai élu domicile dans un hôtel historique répondant au doux nom de Kanaya, vieux de 130 ans et assez haut-de-gamme. Les chambres avec vue sur parking (et jardin) étant dans mes prix, j'ai voulu tenter l'expérience. Malheureusement, je n'ai pas la moindre chemise repassée, et mes chaussures les plus présentables sont pleines de trous. Je sens donc que ma présence ici n'est pas appropriée. J'aurai tout de même apprécié la visite, car les bâtiments de l'hôtel valent le coup d'oeil.

Edit: En me promenant dans les couloirs de l'hôtel, j'ai vu de superbes photos des lieux il y a quelques décennies. Parmi tous les hôtes renommés de la maison, on retiendra Gandhi, dont il reste le coupon de réservation signé !

mardi, septembre 04, 2007

Tsuruga-jô

Vous vous souvenez du château que les tigres blancs ont cru voir brûler ?
J'ai visité aujourd'hui sa reconstruction qui date de 1965. Visite sympathique, et dégustation de matcha (thé vert japonais) dans le pavillon du thé non-loin.

Une vendeuse hier m'a presque forcé à acheter un tee-shirt Byakkutai (tigre blanc). Je trouvais ça un peu ridicule, surtout sur un étranger, mais j'ai eu peur qu'elle me coupe en sashimi si je partais sans l'acheter. Je l'ai mis aujourd'hui et j'ai eu, en fin de compte, un franc succès. Un groupe de vieux messieurs-dames m'a apostrophé, on a discuté un peu, et ils m'ont chanté une chanson traditionelle d'Aizu. J'ai marché 10km ce matin, et on m'a lancé un certain nombre de "Il fait chaud, hein !?" phrase-fourre-tout japonaise. C'est peut-être pas le tee-shirt qui a mis tous ces gens en confiance, mais allez savoir.

J'ai ensuite visité le Aizu-bukeyashiki, ancienne résidence de samourai. 38 pièces, sympa non ?
Mais laissons place aux photos.

Je vous offre un peu plus de photos que d'habitude, par le biais de cet album web:
Aizu-Wakamatsu

Si vous avez des questions à propos de telle ou telle photo, n'hésitez pas.

lundi, septembre 03, 2007

The blind tigers



Un pied posé hors du train, et j'avais compris qu'Aizu-wakamatsu était une ville que j'aurais plaisir à parcourir.


Les nuages se sont inexplicablement retirés dans les dernières minutes de train, pour dégager un magnifique ciel bleu à mon arrivée. Je pose mes bagages dans l'hôtel le plus proche, et me voilà parti pour L'iimori-yama, montagne sacrée. Mais laissez moi vous conter l'histoire des tigres blancs:

Vingt jeunes samourai du clan Aizu aperçoivent, en 1868, de la fumée s'élever de leur château, le Tsugaru-jô. Pour ces tigres blancs, ça ne fait aucun doute: les forces impériales ont pris le château. Ils font alors ce que vous et moi aurions fait à leurs place, ils s'ouvrent le ventre dans les règles du suicide rituel ou seppuku. Seul l'un d'eux survit.

Seulement, manque de chance, ce n'était pas le château lui-même qui brûlait comme un marshmallow mais ses alentours. (Faut pas jouer avec les allumettes !).
Le château et le clan Aizu ne tombèrent que des semaines plus tard.

Un sanctuaire a donc été réservé aux biakkotai 白虎隊(tigres blancs), et leur loyauté aveugle a toujours fasciné les japonais, qui se rendent sur leurs tombes en flux continu. Moins drôle, Mussolini a adoré cette petite histoire, si bien qu'en haut du sanctuaire trône encore une statue qu'il a offert au Japon en commémoration du tragique évènement.

Ces larves ont quand même construit un escalator payant pour monter au sanctuaire...

dimanche, septembre 02, 2007

Fukushima

Je suis maintenant à Fukushima, ville absolument sans-intérêt si l'on en croit le Lonely Planet, qui ne lui a pas réservé une seule page. (Pourtant, on y compte quand même 300.000 habitants, et c'est la capitale de la préfecture du même nom).

Qu'est-ce qu'il fait là alors ? Vous demandez-vous à raison. Et bien je n'en sais rien. Quelque part je ne croyais pas qu'une ville puisse être totalement dénuée d'intérêt. Si c'est bel et bien le cas, j'en profiterai pour laver mon linge et travailler un peu mon japonais. Je me rends demain dans la ville voisine, Aizu-Wakamatsu, bien plus attrayante, d'où je pourrais peut-être visiter un parc naturel immense (Bandai-Asahi).

samedi, septembre 01, 2007

Kimeru

Mon nom de famille, transcrit, plaît aux japonais en général. Ils m'ont d'ailleurs gentiment demandé si ils pouvaient le graver sur leurs futures pièces de 1000 yen.


Mais mon prénom, c'est une autre histoire. Les anglophones m'appellent HN (eïtch aine). Et les japonais, visiblement, éprouvent aussi certaines difficultés...

Le dragon borgne



J'ai visité aujourd'hui le château de Date Masamune. Ou plutôt l'absence de château puisqu'il ne reste absolument rien. Ronald Mc Donald et ses amis en bombardier ont presque détruit l'intégralité de Sendai pendant la guerre. Mais on sent toujours l'esprit du lieu, disent les japonais. Une petite tour (sur la photo) a été reconstruite.

Date Masamune 伊達政宗 (1566-1636) étaient un seigneur féodal puissant, excellent stratège.

Atteint de la petite vérole dans son enfance, il s'est arraché l'oeil, puis a tué son frère pour s'assurer d'être le représentant de la famille malgré son infirmité. Charmant personnage n'est-ce pas ? Il a même, bien plus tard, ordonné à ses soldats de tirer sur ceux d'un général allié "pour les pousser à l'action".

Il n'a jamais pu devenir shogun, mais Hideyoshi, selon la légende, a du envoyer une armée de 100.000 hommes pour le soumettre. Il rejoindra ensuite les Tokugawa pendant la bataille de Sekigahara (1600).

Il a été longtemps le protecteur des chrétiens (peut-être par choix politique), jusqu'à ce qu'il les chasse lui même du pays, contraint par son allégeance envers les Tokugawa...

On le surnomme "le dragon borgne" et son casque à demi-lune asymétrique est très célèbre.

PS: Temps très nuageux pendant ma visite...

Incendie à Sendai



De ma fenêtre, j'entends les sirènes. Je suis donc attiré dehors, et je prends leur chant en filature. Je ne parle malheureusement pas de séduisantes créatures, vous l'aurez compris.

A 200 mètres de mon hôtel, une maison a pris feu il y a une vingtaine de minutes. Les pompiers japonais m'ont semblé extrêmement réactifs et efficaces, et il y a déja une dizaine de camions entre autres voitures de police et ambulances. Je pense qu'il n'y pas de blessés, je ne suis pas resté sur le lieu de l'incendie pour ne pas gêner les autorités. Je saurai demain si l'intervention s'est bien passée, grâce aux médias, que, sur ce coup là, j'ai devancé.

Mon premier scoop, d'une certaine manière.
Les photos sont pas terribles. Je suis pas reporter hein ! Et puis, dans le feu de l'action. (Mauvais jeu de mots - sorry).

vendredi, août 31, 2007

Sendai - summer rain

Je suis désormais à Sendai, une des plus grandes villes du Japon. Il pleuvait des cordes quand je suis arrivé, j'ai donc courru dans le premier hôtel que j'ai vu pour éviter la douche à mes affaires. Résultat, je suis dans un business hôtel confortable, un poil cher mais rien de scandaleux. Je prends pas de photos tout de suite vu la lumière abominable qu'il y a dehors, et comme dit mon papa: Pas de bras, pas de chocolat... euh non: Pas de lumière, pas de photo.


USA





Hier soir, j'ai partagé ma chambre avec deux américains. La quarantaine, motards fous, ils habitent au Japon depuis un an. L'un bosse pour l'US navy, l'autre est instructeur pour le permis moto.

Ce que j'aime avec les américains, c'est que nous sommes censés nous détester. Quand ils sont arrivés, tout le monde a dit "Han, français et américains dans la même chambre ! Battez-vous ! Du sang !". On a donc mis un point d'honneur à se prouver mutuellement qu'on s'aimait bien. Une phrase culte:

"You know, you're french, we are siblings, we are the same family. *pointing at the english-speaking japanese girl* If this japanese girl insult you, I'll beat her !" Je crois qu'elle a eu un peu peur.

Ils ont raconté des tas de trucs passionants, des histoires de militaires, de motards... Ils ont fait l'éloge de la police japonaise: "Japanese policemen are so great. I'm riding too fast, they stop me, then I say "I'm sorry, I won't do it again", and they let me go !".

Quelque fois, je me dis que ne pas maîtriser une langue parfaitement a du bon: j'écoute les gens, je ne dis presque rien. C'est enrichissant, et puis tout le monde aime ceux qui écoutent.

On est allé à un Onsen, on a bu du thé bleu qui devient rose quand on met du citron dedans (et de la guiness)... En une journée au Japon, on est intime avec des tas de gens finalement !

jeudi, août 30, 2007

Nouvelles expériences




Toujours a Aomori 青森 (Dans le cyber-café gratuit). Je pars demain, sans doute a Sendai.

Aujourd'hui j'ai fait tout un tas de trucs bien japonais avec Masa, celui avec qui je partageais ma chambre.

Il n'a pas rechigné a aller avec moi dans la chose la plus ringarde au monde: Le purikura. C'est une sorte de photomaton ou l'on fait des poses ridicules. On retouche ensuite les photos et on se retrouve avec de futurs souvenirs douloureux de sa jeunesse. C'est essentiellement destine aux jeunes filles narcissiques, et c'est assez niais, mais distrayant. J'avais toujours rêvé d'essayer, quelle chance !

Ensuite on a joue a des jeux d'arcade a la noix. Puis on a mangé des sushis (délicieux). Thon, poulpe, seiche, st-jacques et crevettes dans mon cas. (Inutile de préciser que tout était cru). Lui s'est littéralement avalé un bol de diverses choses tout aussi crues (sashimi) dont certaines m'étaient parfaitement inconnues.

On a pris quelques photos, puis on est allé dans un cinéma a 360 degrés, ou l'on a pu voir un magnifique documentaire sur la beauté du tohoku. (On aurait dit un spot d'agence de pub, mais il y avait de très belles images).

Finalement, on a fait un karaoke. Rolling stones, Polnareff, Linkin Park, Muse, Rip Slyme, Red Hot et j'en passe. Très sympathique. Chaque groupe de talentueux chanteurs a une petite pièce avec un écran, un choix de musique assez large, des boissons, de la barbapapa et j'en passe. Il y avait même des appareils qui massent les pieds pendant qu'on chante. Masa m'a un peu humilié, car même si sa prononciation de l'anglais laisse a désirer, il a une bonne voix et est habitué au système.
Cela dit, c'est un déconneur fou, il se marre tout le temps, et se moque du qu'en-dira-t'on (on a, par exemple, fait les idiots dans les aires de jeu pour enfants).

Zoubis

Toujours pas moyen de mettre un accent sur un "a"

mercredi, août 29, 2007

O Guiness you goddess


Bon, j'ai passé une très bonne soirée malgré la faim (la F1, la fin et le fien). Je me suis fait un pote jap qui n'est pas sur la photo (ce qui est assez rare pour être souligné). J'ai bu de la guiness avec une joyeuse tablée, et une fois encore, la holy beer nous a sauvé, réduisant à néant la pénible barrière culturelle. (Faut dire aussi que le belge a mis joyeusement les pied dans le plat).

Notez que le patron a la machine merveilleuse qui fait mousser la guiness en envoyant des ondes dans le verre... (Et notez aussi que je mets trop de parenthèses). (M'enfin j'aime bien c'est joli quand même).

Rencontres #2

Après les philippins, brésiliens, américains, australiens, allemands, canadiens, chinois, français et japonais, me voici en compagnie d'un routier belge ! (no comments)

Mon auberge de jeunesse est calme, mais trop à l'écart. Pas moyen d'aller en ville ce soir, même pas pour manger. Je vais aller cueillir des baies et griller des écureuils à la broche.



Le propriétaire, bel et bien fan d'irlande, est un peu trop coincé à mon goût pour un buveur de guiness ! Le côté japonais a gardé le dessus, peut-être. ;)

Il m'avait dit qu'il y avait un restaurant pas loin de l'hôtel, qui ouvrait à 18h30.
Quand je lui demande à 19h20 ce qu'il en est, il me dit que c'est trop tard, que le restaurant est fermé. (Bon...) Et que la superette la plus proche est à 4,5 km.
Puis il retourne se baffrer avec sa famille et il me laisse planté là.
(Ah ben non, j'ai pas réservé pour le dîner, il me proposera pas un bol de riz blanc).

Aujourd'hui aura été jour de jeûn.

Aux joueurs de Zelda


Sur les routes, au Japon, on ne risque rien: la Triforce est sur la carte.

Aomori #2

Un petit sanctuaire shintô dans la montagne


Ce sont des arbres
La baie d'Aomori
Le pont du même nom

Aomori

Mon train "couchettes"


Arg
, clavier japonais ! Je suis dans un horrible endroit que j'ai trouve dieu sait comment, ou internet est gratuit pendant 30 minutes. Bien sur, les ordinateurs datent de l'avant-guerre (de cent ans), donc on oublie les photos pour aujourd'hui.

J'ai passe une journée sympa avec un australien, ex-medecin, en plein tour du monde (Il m'a cite 50 pays au bas mot qu'il a visite dernièrement). Super baraque, aventurier de l'extrême, et chauvin comme tout. "BWAHAHA AUSTRALIAN CATS ARE MUCH BIGGER THAN JAPANESE DOGS YA KNOW!?" Je l'ai rencontre d'une facon assez inhabituelle. Il courrait, je lui ai demande pourquoi, et je me suis retrouve a courir avec lui pour trouver une boutique d'équipement de rando qui fermait dans dix minutes.

Le lendemain, je l'ai amené a son train, et la suite était moins sympathique. J'ai du attendre dix heures a la gare pour mon affreux train couchettes-sans-couchettes. J'ai dormi une ou deux heures dedans, puis j'ai compte les ronflements de mon ivre voisin. Enfin arrive a Aomori, la faim et la fatigue m'ont plonge dans un état second. Un paquet de chips au cheddar, L'avé maria de shubert et le magnifique pont de la baie d'Aomori m'ont sauve du désespoir. J'ai dormi un peu sur un banc, en plein soleil, pour charger mes batteries de secours, laissant le lézard en moi prendre le contrôle. Désormais, j'attends l'heure fatidique du check-in d'une auberge de jeunesse a 15km, je saute dans le bus, et je bois une guiness avec le proprio, fana d'Irlande.

Je ne pense pas qu'il y ait internet la-bas.
J'ai encore plein de chose a raconter mais le temps me manque. A bientôt.
J'ai réussi a mettre quelques accents mais pas tous, soyez indulgents siouplait !! L'accent sur le a par exemple, je trouve pas.

dimanche, août 26, 2007

Vending machines heaven

J'ai changé le mode d'affichage des commentaires, désormais une fenêtre pop-up. Le formulaire pour en rédiger est en bas. Vous me direz si c'est mieux comme ça.


Des distributeurs en pleine montagne, qui flashent dans l'obscurité.

Un peu de poésie (toutes proportions gardées), pour masquer les futilités postées précedemment.

Harry Potter et 007

Y'a des jours où j'ai honte de lire mon Harry Potter dans le train, ou à l'hôtel.
Je suis tombé sur un site très amusant qui pourrait me permettre de dissimuler mon intérêt pour le nabot sorcier:

http://www.pointlesswasteoftime.com/pottercovers.html
ATTENTION Humour douteux, pour public averti ATTENTION
(Certaines couvertures sont hilarantes, toutefois).

Et pour continuer dans les stupidités, voici une petite vidéo qui prouve l'impact de mon blog sur le cinéma.
http://www.grapheine.com/007/index.php?module=see&lang=fr&code=25f00f33969bd04e57010a65322fa1cd


Excusez moi pour la digression. Mais je fais ce que je veux d'abord.

Une autruche


On voit dans ses yeux vides qu'elle est bête et cruelle !
Et une vidéo pour illustrer mon propos.


"Miam, c'est bon les barres de fer !" Con de piaf.

Bees and butterflies



Faune et flore aujourd'hui avec le jardin botanique de Sapporo et le Zoo de Maruyama.
Et finalement un peu de tourisme pur et dur grâce au funiculaire du mont Moiwa.





Rencontres

Depuis le vieil homme, j'ai fait un certain nombre de rencontres. Je suis dans une auberge de jeunesse internationale, donc je parle à plein d'étrangers ; d'autre part, je crois que je mets les japonais en confiance, car ils m'interpellent souvent.

C'est à moi qu'on demande de prendre les photos de groupe, y'a des types qui viennent me parler en anglais et qui me demandent si ils sont bons, si ils sont "high skill".

Et puis y'a les gens auxquels je suis confronté quotidiennement: le serveur de restaurant, le taxi, le propriétaire d'hôtel etc. J'essaie de tout dire en japonais, mais bien sûr, une fois de temps en temps, ça coince. D'où ce petit dialogue avec un employé de Mos Burger, qui vient me voir à ma table. Au Japon, on commande, on s'assied, et ils apportent la pitance à la table du client.

(Dans les cuisines, les serveurs se battent pour ne pas avoir à m'expliquer, en anglais, qu'il y a un problème avec ma commande. Finalement, ils envoient un petit gars un peu faiblard, qui s'approche de moi avec appréhension):
(Serveur): Mister Kimé ! Ploblem, you hambaga pick is sooodaaa !

(Kimé): Euh... I guess... okay ! (Je réponds souvent ça)

(Serveur): No no, mister kimé ! HAMABAGA SOO DAA !!

(Kimé): Calm down little man. Let's speak japanese. C'est quoi le problème ?

(Serveur): *Hyper rapide* Takatakatokite takara kototokatatakaka tokakitokakito kakitatatatata takarakara derukoto gozagirigiri daidai takotokatakotokitakota.

(Kimé): Ok, on va parler en anglais à nouveau. Je comprends rien quand tu parles.

(Serveur): *S'énerve* HAMABAGA SOLDAAAA PICK ANOZER OUANE !

(Kimé): Ooooh, I see, my hamburger is sold out. Give me that teriyaki chicken burger instead.

(Serveur): OK ! Very sorry mister Kimé ! Désolé beaucoup !

(Kimé): C'est bon, respire Monsieur !

(Serveur): Khof Khof Khof *Mission accomplie*

... Le serveur s'écroule, inanimé.

samedi, août 25, 2007

Premières petites choses

Save water: Drink beer

Me voilà enfin cosy à Sapporo.

J'ai trouvé une excellente auberge de jeunesse, et j'ai enfin le wi-fi. Je vous concocte donc des petites choses sympathiques. Je retrouve avec déléctation les précieux accents de mon clavier azerty.

Une petite histoire pour vous mettre en bouche:

Hier midi, un vieil homme est venu me parler. Il était vêtu d'un complet gris, et arborait une incomplète dentition. Son chapeau et son sourire étaient drôlement vétustes, mais ils avaient quelque chose de rassurant. Le vieux japonais s'avance lentement vers moi, et s'assied. "SBLAM" Il démarre la conversation par une vigoureuse tape dans le dos, forme de salut tout à fait internationale. Puis s'ensuit le discours habituel: "D'où tu viens ?", "Ah c'est chouette", "Tu as quel âge ?", "Tu voyages tout seul ?", "Tu es allé dans quelles villes du Japon ?", "Ouah !"
- Et maintenant, tu vas où ?
- Je vais à Sapporo M'sieur
- Ah trop cool, j'aimerais bien aller à Sapporo, mais je suis vieux et je reste à ma maison. J'ai QUATRE-VINGT-ANS, tu te rends compte, petit scarabée ?
- Oui M'sieur. Quatre fois moi.

Puis des questions moins conventionelles: "Tu dois avoir plein d'argent, non ?", "Tu viens pour les femmes ?"
- Allez, dis-le que tu viens pour les femmes !
- Mais monsieur, je suis pas là pour les femmes, et puis d'abord, je préfère les françaises.
- Ah... je comprends. EH MAIS ATTENDS, tu serais pas Kimé par hasard ?
- Si, c'est bien moi. Mais désolé papy, je dois y aller, j'ai un vol à prendre.
- Adieu M. Kimé !!
- Adieu.

Et là, mon hélicoptère de combat s'est posé et m'a emmené à Sapporo où m'attend un meeting avec Boogie-Jack, le roi des ours bruns.

Qui m'a traîté de menteur ? J'ai juste romancé un peu sur la fin !!

vendredi, août 24, 2007

Trajet d'aujourd'hui


Quand j'ai dit au guichet que je voulais aller a Sapporo, le mec etait mort de rire. Puis, quand il a compris que c'etait pas une blague, il m'a donne 4 billets de train.

12h30 de trajet, sans compter l'attente entre les trains (1h15 en tout). Yee-hah !
Goodbye Nagano

Mon plus beau sourire

Ou comment reduire son sex-appeal a neant.
La poesie c'est bien mais je dois vous offrir un peu de divertissement de temps en temps.

jeudi, août 23, 2007

Le Heron et la tortue



J'ai passe 40 minutes a surveiller ce heron pour le photographier pendant son envol. Il faut croire que les herons sont les piafs les plus flemmards du monde. (Avec les poulets - Excusez moi, je devais la faire). Le heron en question s'est fait attaquer par une grosse mouche, et il preferait secouer la tete plutot que de m'offrir le spectactle de son envol.
Quand il a enfin deploye ses ailes, ben... je l'ai loupe bien sur.
Une tortue qui prend le soleil.

(J'espere que vous la verrez, je ne peux pas encore recadrer mes photos).